Depuis 2003, La Maison de la création organise les "triptik".
Dès le départ, il s'agit d'un projet de cohésion sociale audacieux. L'idée était de faire se rencontrer des artistes et des habitants du quartier ou d'ailleurs. Plutôt que de "se limiter" à un spectacle conventionnel, nous voulions créer les conditions d'une vraie rencontre autour des formes et expressions artistiques les plus diverses: abouties, en recherche, professionnelles, amateurs, internationales, du coin de la rue.
Au départ les triptiks se déroulaient, à un rythme effréné, toutes les semaines! Des centaines d'artistes se sont produits dans ce cadre, toujours bénévolement!
Aujourd'hui, les triptik prennent place tous les troisièmes jeudis du mois à 19h.
Parfois il y a des thématiques qui s'affirment, parfois c'est un mélange hétéroclyte dont les contrastes peuvent susciter de curieuses perspectives. D'autres fois encore, les triptiks (trois parties) se transforment en "quadriptik" ou "quintuptik". Ce n'est pas un souci, car si la forme en trio est une balise, elle n'est pas un dogme.
L'idée est avant tout de faire participer le plus grand nombre à des moments de création collective, en lien avec les autres parties du triptik: orchestre, peinture, écriture, danse... tout est possible.
Venez faire l'expérience d'un triptik. Ce n'est pas compliqué. Ca ne coûte rien. Ca peut être très amusant. C'est toujours une belle rencontre!
Rendez-vous les 3e jeudis du mois à 19.00. Spectacles du jeudi soir, toujours gratuits et en trois parties!
15 octobre 2009 : "Défi Énergie”
19 novembre 2009 : “Route 219”
17 décembre 2009 : “Ode à l’Océan”, carte blanche à Otto Fonz
21 janvier 2010 : Duos musicaux
25 février 2010 : Quelque chose "se passe"
18.30 : EXPO “QUE D’EAU QUE D’EAUX” de Patrick Wouters
Ce que je photographie volontiers, c’est l’eau : ça bouge, ça n’a pas de forme stable, c’est vivant, ça n’a pas de fin. Alors j’essaie de l’attraper, et c’est un sujet constant d’étonnement : observer comment cette réalité fuyante est représentée, les formes que se sont données ces reflets. L’eau, parfois, on la croirait “peinte”... (…) La plupart de mes photos sont prises au cours de voyages solitaires à bicyclette. Cette activité paisible engendre une disponibilité d’esprit propre à «laver» le regard. La réalité paraît alors neuve. En même temps, la curiosité est en état d’attention flottante, prête pour les signes. (...) C’est ce que j’ambitionne de montrer, ces instants isolés, où l’eau, pour notre regard, se fige un moment... et n’en est que plus mystérieuse.
À cela s’ajoute l’opération photographique (argentique); ce qui sort du laboratoire n’est jamais tout à fait ce qu’on a perçu sur le terrain : on a cadré, on a isolé, la réalité a été apurée. Mais ce qu’on a perçu dans le viseur n’est plus pareil : les choses résistent à notre désir de contrôle. Alors, on a des déceptions, bien sûr, mais aussi des surprises heureuses. J’aime cet aléatoire, ce décalé, cette attente entre la prise de vue et l’examen du résultat.
Un mot encore, à propos des légendes : l’endroit et la date où la photo a été prise sont mentionnés. C’est pour montrer l’absence de trucage : on peut y aller voir soi-même. C’est magique, mais c’est réel. Patrick Wouters
19.00 : “IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’ OUEST ET COMPAGNIE…”
Avec Marie Close (danseuse), Régine Demey (techniques mixtes) et Sophie Leso (oeil extérieur).
Présentation work in progress créée et interprétée par Marie Close et Régine Demey de la Compagnie à bicyclette.
Là-bas, des êtres n’avaient plus de prise sur le temps. La vie circulait en tourbillon. Les êtres se perdaient jusqu’à leur déchéance, aspirés par leur propre inconscient…
Un jour, avant d’être totalement engloutis, ils réagissent et s’extirpent du gouffre. En s’en éloignant, ils découvrent le monde de leur imaginaire qui leur parle de drôlerie et de fantaisie. Ils s’étonnent d’eux-mêmes et se prennent au jeu des libertés. Emportés dans leur élan, ils découvrent le chemin du temps suspendu. Celui-là qui les pousse à ÊTRE tout en se laissant porter par les mouvements de la vie…
“ABYSS”
Film de Louise Baduel (conception, chorégraphie et interprétation) et Lieven Dousselaere (conception et musique).
Dans l'obscurité totale, la présence de lumière est synonyme de vie. Un spectacle des sombres profondeurs projeté sur nos écrans de télévision. Grâce aux explorateurs des fonds marins et aux astronautes, nous avons tous fait l'expérience de ces sensations de flottement. Dès que nous pénétrons dans ces milieux fascinants, nous sommes toujours tentés d'aller voir plus loin. À la recherche de réponses, peut-être de l'origine de la vie. Comme un documentaire télévisé, nous observons ces profondeurs avec une distance confortable.
“ KIN PERCUSSIONS NGOMA WA NGOMA”
Avec Chora Mbunda (soliste ngoma), Emmanuel, John Mahy et Tyson Ngoma Africa (accompagnateurs ngoma)
Créé à l’initiative du percussionniste congolais Chora Mbonda (1), Kin Percussions Ngoma wa Ngoma (2) est né à l’occasion de l’ouverture de la première édition de la Fiesta Africa 2009 à Bruxelles. Ce groupe propose à sa sauce un panel de rythmes africains du Congo-Kinshasa accompagné de chants et d’animations. Les musiciens font vibrer en moins d’une heure de spectacle les tambours et percussions à l’image d’une carte de visite éclair des rythmes célèbres de cet immense pays, comme le Tcha-Tcho de Kinshasa (3).
Avec le soutien de l’asbl Art.Starnet
(1) Il a joué dans les grands groupes de percussions de Kinshasa dont Tuta Ngoma, Ballet National du Congo, Ballet Umoja et aux côtés des stars de la musique congolaise dont Pépé Kalé et l’Empire Bakuba, Maison Mère de Werrason.
(2) « Écouter les messages des tambours du cœur de l’Afrique »
(3) Différentes cultures des provinces du Congo sont célébrées dans le spectacle comme les Mongo (Equateur), Luba (Kasaï), Kongo (Bas-Congo), Topoke (Oriental), Nande (Kivu), Hemba (Katanga), Pende (Bandundu)
22 avril 2010